Accrochés aux falaises qui dominent les gorges de l’Arc, entre Aussois et Avrieux, les forts de l’Esseillon forment l’un des ensembles fortifiés les plus spectaculaires des Alpes. Construits au XIXe siècle, ils se découvrent aujourd’hui à pied, à vélo ou en via ferrata. Voici comment visiter les forts de l’Esseillon et le patrimoine baroque de la Maurienne.
Les forts de l’Esseillon en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Situation | Entre Aussois et Avrieux, Haute-Maurienne |
| Construction | Entre 1817 et 1834, par le royaume de Piémont-Sardaigne |
| Ouvrages | Cinq forts et redoutes |
| Activités | Randonnée, via ferrata, visite des forts |
Une barrière fortifiée face à la France
Après la chute de Napoléon, le royaume de Piémont-Sardaigne fit construire ces fortifications entre 1817 et 1834 pour verrouiller la vallée de la Maurienne et la route du Mont-Cenis contre une éventuelle invasion française. Les ouvrages portent les noms de membres de la famille royale :
- Le fort Victor-Emmanuel, le plus vaste de l’ensemble.
- Le fort Charles-Félix, en grande partie en ruine.
- Le fort Marie-Christine, le plus haut, au-dessus d’Aussois.
- Le fort Charles-Albert, resté inachevé.
- La redoute Marie-Thérèse, sur l’autre rive de l’Arc, côté Avrieux.
Visiter les forts de l’Esseillon
Plusieurs sentiers relient les forts entre eux et offrent des vues vertigineuses sur les gorges. La route touristique des forts (D215) permet de rejoindre facilement les principaux sites. Une boucle d’environ 8 km relie les forts à la cascade de Saint-Benoît, haute de 90 mètres.
Le pont du Diable
Cette passerelle franchit les gorges de l’Arc entre la redoute Marie-Thérèse et les forts de la rive opposée. Elle offre l’un des points de vue les plus impressionnants du site.
Les via ferrata du Diable
Le site accueille plusieurs via ferrata aménagées sur les falaises des gorges. Elles s’adressent aux personnes équipées et expérimentées, ou accompagnées d’un professionnel.
Les chemins du baroque
La Maurienne et la Tarentaise abritent un patrimoine religieux remarquable. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les églises et chapelles de montagne se sont parées de retables dorés, de statues et de décors colorés. L’église de Termignon et le sanctuaire Notre-Dame-de-la-Vie, à Saint-Martin-de-Belleville, en sont de beaux exemples. Les chemins du baroque proposent de les découvrir au fil des vallées.
Accès
Depuis Modane, rejoignez Avrieux ou Aussois, puis suivez la route des forts de l’Esseillon. Les forts se visitent principalement du printemps à l’automne.
Questions fréquentes sur les forts de l’Esseillon
Combien y a-t-il de forts à l’Esseillon ?
Cinq ouvrages : les forts Victor-Emmanuel, Charles-Félix, Marie-Christine et Charles-Albert, et la redoute Marie-Thérèse.
Qui a construit les forts de l’Esseillon ?
Le royaume de Piémont-Sardaigne, entre 1817 et 1834, pour se protéger d’une invasion française.
Peut-on visiter les forts de l’Esseillon avec des enfants ?
Oui, les sentiers entre les forts et la cascade de Saint-Benoît sont accessibles en famille, avec prudence près des falaises.
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Photo d’en-tête : MOSSOT, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons